The Wifi

Enfin, je peux vous tenir au courant, au jus ! Je riguenatze tellement avec cette blague depuis que mon problème de fuite est résolu ! Qu’est ce que je me bidonne !

Dans mon dernier texte, je vous parlais d’un problème de fuite électrique, cancer du bateau en aluminium, qui nous retenait à Carthagène. Eh bien sachez que cette histoire relève d’un problème de wifi. Ce qui est cocasse dans l’histoire est que, bien sûr, je n’ai pas de wifi à bord. J’ai cependant l’interrupteur qui permet de l’activer. Mais avant d’en venir au fin mot de l’histoire, je vais rapidement vous raconter le sauvetage héroïque effectué par Juan Pedro, électricien du port de Carthagène (cœur avec de l’amour en chocolat sur lui).

Avez-vous essayé de l’éteindre et de le rallumer?

Après avoir découvert la fuite, grâce au détecteur de fuite (qui porte donc bien son nom) et ma visible incapacité à en trouver la source, je me résous à demander de l’aide à une personne externe (avouons que je n’ai pas hésité très longtemps). C’est donc le samedi vers midi que je me rends à la capitainerie pour demander le contact d’un électricien compétent en matière de voilier en alu. On me répond que c’est samedi et que c’est compliqué, que demain c’est dimanche et encore plus compliqué. J’opine sans complication du chef, je m’y attendais. Rendez-vous est donné à huit heures du matin le lundi. Tip. Top.

Le dimanche est donc destiné à nous déstresser, surtout moi dont le sommeil fuit (haha) les nuits, en raison du stress causé par cette malheureuse affaire. Nous allons nous mettre au mouillage un chouillat plus loin, où j’en profite pour nettoyer ma coque, l’eau chaude de la « Med » étant idéale pour permettre aux algues et autres de s’y accrocher. Maximousse m’aide un coup et essaie de pêcher, sans grand succès. Les poissons picorant gaiement l’appât mais sans intérêt aucun pour l’hameçon. Cette journée nous fait du bien.

Un poisson nettoyeur dans son environnement naturel.

Nous voici lundi matin huit heures, Jojo sur le pont(-on) pour aller quémander de l’aide. Appel du monsieur de la capitainerie à Juan Pedro. Il m’est dit que l’électricien doit passer voir un bateau d’abord mais qu’il viendra dès qu’il aura fini. Ce qu’il fit ! Enfin, presque. Il passa d’abord s’occuper de quatre bateaux, vint à 17 heures nous avertir qu’il arriverait un quart d’heure plus tard pour, finalement, pointer le bout de son voltmètre à 19h. Mes nerfs et ceux de Maximousse furent mis à rude épreuve, le lendemain et les jours d’après promettant une magnifique fenêtre de vent (pas toujours coopératif dans Mare Nostrum) pour continuer notre extirpation vers l’Atlantique. Mais bref, Juan Pedro arrive. My Savior.

Et là ce fut un moment absolument passionnant. Regarder ce type bosser (et l’aider tel un apprenti en appuyant sur le bouton du détecteur de fuite, lui tendant les outils ou encore lui tenant le Voltmètre) fut comme regarder un spectacle, un show. Débrancher, tester, remettre. « Ahora ? ». « No ». « Ahora ? ». « Si ». Fuite ? Pas fuite ? Si vous avez déjà fait une escape room, bah c’était pareil. Énigme après énigme, il progresse. Réduit les possibilités. Le tout en marmonnant et chantonnant, la tête au fond des trappes. Mais, in ACDC we trust, il trouve la fuite. LE WIFI ! Donc, revenons à quelques paragraphes plus haut.

S’allumera, s’allumera pas?

Ce fameux bouton, touche humoristique du précédent propriétaire, contrôle une lumière qui permet de « LEDiser » le cockpit. Étant mal isolés, scotchés ou que ne sais-je et avec les aléas des secousses marines, les deux câbles se sont défaits du scotch qui les tenait et ont établi une sacrée connexion, pas qu’optique, avec un arceau du bimini (sorte de toile nous protégeant du soleil). Ledit arceau étant relié au bateau, le négatif du courant (me demandez pas je comprends pas et peut-être que ce que je viens de dire est faux mais en même temps franchement l’électricité c’est compliqué et je préfère la physique mécanique avec de l’eau et des quantités et en plus sur les bateaux on parle pas de l’électricité de la même façon que pour les maisons ou quoi non mais sérieux je vous jure j’ai essayé mais je capte pas) passe dans la coque. Bref : fuite. Je me marre à mort, je le répète. Un wifi permet de se connecter. Et mon bateau était bien trop connecté. Je vous jure j’écrirai une légende de cette histoire nulle pour en faire un film qui explosera le box-office dans une crique inconnue des Caraïbes. Mais dans un élan de yin et de yang, cette intervention a permis de déceler le fait que ledit câble d’alimentation du « wifi » était orphelin d’un fusible, ce qui aurait pu conduire à de bien plus gros dégâts, ce à quoi il fut remédié immédiatement.

Les câbles incriminés, les câbliminels. #influenceurdelangue

Mais bon, chaque excellente histoire a une fin. Je vous sais triste d’y être après cette page complète que j’aurais pu résumer en deux lignes, comme un box-office quoi. Eh bien les deux fils ont été scotchés par l’électricien. Je les ai rescotchés, puis scotchés entre eux, puis scotchés à l’arceau que j’avais auparavant scotché pour le protéger. Fuite, il n’y a pas plus.

Et pour me remettre de mes émotions, je vais aller boire un…. Hahah non, je vous ai bien eu, un verre de rhum. Non mais, c’est un bateau pirate. Quoi qu’écrivant ces dernières lignes à quelques miles de Gibraltar, peut-être que 007 sera là, qui sait, pour m’offrir un scotch on the rocks ?

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