Bermuda Baby!

Je ne vais pas m’étendre sur notre visite des Bermudes qui fut fort malheureusement très courte. Juste le temps d’atterir, s’occuper rapidement du bateau, faire une lessive, deux jours pour visiter et voir les bateaux copains avant de hop hop profiter d’une belle fenêtre et bondir de l’autre côté de la grande flaque.

Mais quand même. Les Bermudes, c’est comme la réglisse, la coriandre ou encore les crêpes gruyère-sirop d’érable, ça clive. Lors des discussions aux Antilles, la mention d’un arrêt sur ces îlots grands Britons provoquait souvent des : « Ah non alors vraiment, non, jamais je m’arrêterai là-bas, qu’est-ce que tu veux y faire ? C’est cher en plus. » Celles et ceux s’y arrêtant avaient presque l’air de se justifier : « Ça permet d’éviter de faire trop de près. On évite la pétole. Ça fait une pause. On peut refaire les pleins.. » Bref, plein de finalement bonnes raisons. Et nous, pour toutes ces raisons, on s’est dit qu’on s’y arrêtait sauf si la meilleure fenêtre météo de l’histoire de l’humanité (bientôt finie donc plus trop de fenêtres à saisir [tousse en insultant le capitalisme]) se présentait devant nous.

Refaire les pleins de la meilleure façon possible ❤

Et, la surprise fut totale. Ainsi que l’a dit Mark Twain (j’ai pas fact-checké) : « Vous pouvez aller au paradis si vous voulez. Je préfère rester aux Bermudes ». Je souscris. C’est un mélange très surprenant de la Caraïbe, de l’Angleterre médiévale et de la Suède. Les maisons sont petites et colorées mais en dur (ouragans obligent et argent permet), le Town Hall de St-George est peuplé de vieux Anglais à bérêts, chaussettes longues et il ne manque que le kilt. Les rues sentent le doux parfum de l’herbe fumée, légalement ici, et les rastas se promènent en parlant un anglais absolument incompréhensible à mes oreilles. L’île est un sublime labyrinthe de petites baies, de bras de mer, de coins cachés entre rochers et arbustes à la mode suèdoise. Bref, une magnifique surprise. Oh, et j’oublie l’essentiel, les gens sont d’une gentillesse concurrencée que par celle de leur vis-à-vis Açorien.ne.s ! Vraiment, cette île restera dans ma mémoire comme un vrai rafraichissement. Après, oui, c’est cher. C’est les prix suisses quoi. Sauf pour la drisse, remplacée pour la très modique (hahahahhabouhahboubouhhbouhouuuouiiinnouinouinsniffff) somme de 250 euros. Plus chère que mon spi. God bless madafaka sa race de profiteur.

L’arbre à palabres version Bermudes!

Bon. Après un léger blocage de dos agravé par la réalisation d’une cascade professionnelle que je vous recommande fortement de ne pas reproduire chez vous, le seul suspense est donc la santé du capitaine car le départ approche. Une belle fenêtre apparaît et de nombreux voiliers décident de la prendre [je profite de ce passage pour questionner cet usage du mot « fenêtre », à la voile comme en montagne. Dans un cadre « normal », prendre la fenêtre au sens de l’emprunter pour en faire usage comme une forme de porte serait plutôt assimilé à se défénester. C’est quand même bizarre, non ?] Nous partons le dimanche 15 mai en début de journée avec une petite cartouche attendue pour le mardi soir, ce qui laisse presque trois jours au vieux capitaine pour redevenir jeune et fringant.

Vers l’infini mais pas encore au-delà!

Juste une petite anecdote légale à raconter. Soyez informés qu’il est positively forbidden de couler son voilier aux Bermudes without the customs knowing so (sans en avoir informé les douanes). Ah, ces perles de lois que l’on trouve dans ce vieux royaume désuet qu’est le Royaume-Uni.

Manger une raclette pour fêter l’arrivée…
… donne au capitaine un grand sourire!

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