Açores, mon petit paradis

Les Açores se décrivent certainement de mille et une façons. Pour les grands enfants sur des voiliers, cet archipel a quelque chose de mythique. Posé presque au milieu de l’Atlantique nord, ces îles sont les premières que l’on rencontre lors de la transat retour et, dans notre cas, nous fûmes très pressé.e.s de nous jeter dans leurs bras.

La première odeur que l’on sent en arrivant à Flores (déjà un nom merveilleux) nous est d’ailleurs très familière. Ça sent les champs d’herbe verte et humide, le bétail et une douce fraîcheur que l’on n’a plus ressentie depuis un moment. Mes narines frémissent à ce doux mélange car cela rappelle fortement l’odeur des… alpages bien de chez nous !

« Bah écoutez, on est content d’être là! »
Qui dit odeur d’alpage dit vaches. Qui dit vaches dit lait. Qui dit lait dit fromage. Qui dit fromage dit bah on va commencer par déguster ça (avec la bière, of course)!

Puis, petit à petit, on peut découvrir l’extrême beauté de ces petits bouts de terres si vertes, si humides. « Enfin », dois-je vous avouer me dire lorsque nous partons faire nos premières promenades. La fraîcheur et sa force vivifiante m’avaient manqué dans des Antilles à la chaleur peut-être trop encline à m’enfoncer dans la torpeur… Cependant, à peine le temps de découvrir Flores, nous devons partir car la marina n’est toujours par réparée depuis la violente tempête de 2019 et l’arrêt se limitera à laisser passer le gros coup de vent.

On est arrivés par là-baaaas!!!!!!!!

Nous repartons déjà pour São Jorge et une nuit de traversée, qui passe mal ! Pas au niveau de la météo ni de la navigation, rassurez-vous, mais au niveau du sommeil. Je crois que mon corps s’était dit, voyant le plancher des vaches, qu’il aurait enfin sa série de nuits bien méritées à huit ou neuf heures d’affilées ! Eh bien mon cerveau m’a fait payé l’impudence de ne pas le laisser se reposer comme il se devait, me gratifiant d’un lancinant mal de crâne pour la journée suivante.

La pastorale Flores ❤

La suite sera un enchaînement de marches dans des paysages volcaniques, brumeux, verts et humides à souhait. Je ne peux compter le nombre de fois où l’on se sent s’évader en Terre du Milieu ou dans quelqu’autre conte fantastique et féerique tant les paysages sont uniques. Le côté Comté, pays de Cocagne, n’est pas démenti par la richesse des plantes et des cultures… Tout semble pousser ici, de certains fruits tropicaux aux cultures potagères européennes. Ceci étant bien sûr enrobé par des fromages absolument délicieux et préparés par des gens d’une gentillesse infinie.

On peut dire qu’ici les cultures savent se mettre en scène..

Petit à petit, je me décale vers l’est pour préparer le dernier petit bond. Dans ce sens, je refais une nuit en solitaire, ce que je n’avais plus fait depuis ma traversée vers le Cap Vert. Et bah c’était très moyen. Vent très changeant en force et en direction me valent de devoir remettre à plus tard toute velléité de sommeil. Ceci sans compter sur un trafic étonnamment dense. Au petit matin, étant comme qui dirait bien décalqué, je prends la décision de chercher quelqu’un pour traverser avec moi. J’hésitais à traverser ce morceau seul mais finalement, non merci ! Et c’est ainsi qu’après (seulement [snif]) trois semaines aux Açores, le dernier gros départ se prépare pour le Portugal et un rendez-vous avec mon bon vieux continent.

Ça m’a fait bizarre d’être à nouveau seul alors j’ai beaucoup papoté avec mes caméras!
Arrivée matinale sur São Miguel 🙂 Quand même, même quand t’en chie, de belles récompenses, ça m’a bien aidé à garder les yeux ouverts!

Dès que la décision fut prise de faire le tour de l’Atlantique, les Açores étaient soulignées, entourées, surlignées et stabilobossées sur mes cartes ! Eh bien je ne fus pas déçu et si une seule chose m’a manqué dans ces îles, c’est du temps. J’y retournerai, c’est sûr !

Plot twist! J’étais pas aux Açores mais au Canada!
Le phare, pas piqué des vers, de la pointe orientale de São Miguel!
Vraiment beau!
São Jorge est la seule île dont j’aurais atteint le sommet sans être dans les nuages. Je suis donc légalement obligé de retourner un jour aux Açores pour améliorer mon ratio.
Et c’est aux Açores que mon hobbit de pont m’a quitté (snif). Pas avant d’aller sur son terrain de prédilection, les terres volcaniques. Heureusement pour elle, nul besoin de me porter au sommet.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s