Le dernier schluck

Ça faisait déjà beaucoup d’eau avant ça, salée qui plus est, mais un verre ça se finit ! Alors moi ce n’était pas « cul sec » hein, mais plutôt, siroté et dégusté, le petit verre s’étendant de Saint-Martin à Lisbonne. Après avoir accompli le plus dur, soit rejoindre les Açores, restait le petit dessert jusqu’au Portugal, en l’occurrence Lisbonne.

Histoire de s’en mettre encore plein les mirettes un petit coup!

La traversée, en compagnie d’une nouvelle équipière valaisanne (ça ne s’invente pas !) a connu trois moments bien spécifiques. Les deux premiers jours se font dans des vents erratiques et faibles, nous poussant à allumer le moteur quelques fois, mais jamais pour trop longtemps. L’avantage non négligeable est que la mer est très calme. Les deux jours suivants se font presque complètement au moteur. C’est pareil question avantage, par contre le bruit de mon vieux moteur bruyant après 36 heures ça commence quand même à taper sur le système. Et les deux derniers jours, pour célébrer dignement cette fin d’épopée transatlantique, du vent, du nord, bien fort ! On finira à nouveau avec la GV à trois ris et presque rien pour la voile d’avant…

La transat retour aura donc été, jusqu’au bout, 100% valaisanne! Merci Barbara!

Durant cette traversée, trois nuits furent peut-être les plus belles que j’ai eu l’occasion de vivre sur Raspou, avec des étoiles si nombreuses que le ciel paraissait parfois plus blanc que noir ! L’avant-dernière nuit fut quant à elle, sans aucune comparaison possible, la plus sombre de toutes les nuits vécues en mer ! Ceci m’a valu un petit moment d’humilité alors que j’avais garanti à Barbara, lui demandant de veiller aux grains, qu’on les voyait de toute façon, à chaque fois. Petit soupçon de regret d’avoir dit ça lorsque je prends mon quart à minuit et que je regarde dehors.. La nuit, noire, totale et uniforme. Aucun contraste à déceler entre ciel et mer, l’enfer ! C’est d’ailleurs durant ce quart que viendra le premier coup de semonce de vent fort, nous menant progressivement, à la fin de la nuit, à deux ris et la moitié du génois en guise de voilure !

Jojo il est content car..
… terre droit devant!

Étant plutôt un capitaine inquiet et très soucieux de la sécurité, ce ne fut pas une traversée « chill » pour moi, surtout que le vent à l’arrivée ne se décidait pas entre être fort ou très fort. Finalement on a eu que du vent « fort », pas fâché le capitaine ! Mais quand même, comme je l’ai dit, trois ris. Ce n’est qu’après être arrivé et avoir dégusté un succulent bacalhau que je pris gentiment la mesure de l’aventure achevée et de la nouvelle aventure qui s’ouvrira alors à moi.. Mais ça, ça sera dans le prochain – et dernier [snifff] – épisode… !

Tout comme le grand aventurier et marin Petzi, je suis également un grand fan de la crêpe! Surtout après une belle nuit au mouillage!
Je vous laisse ici un dernier soupçon de lumières couchantes de ce si bel océan Atlantique qui, jusqu’à la fin, m’aura fait rêver ❤

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