Le bateau

Membre de la famille des Romanée, Raspoutine est un voilier hauturier de 10,2 par 3,5 mètres, construit en aluminium. C’est un plan Harlé du chantier naval Pouvreau et c’est en 1981 qu’il fut construit. Il s’agit du 159ème Romanée construit.

Au-delà de ces quelques données techniques, Raspoutine est un voilier qui a beaucoup voyagé, bien plus navigué que son actuel capitaine. Il a traversé plusieurs fois l’Atlantique, a passé de longues années dans les Antilles et fait le tour de l’Amérique du sud par la Patagonie et le canal de Panama. Ses différents propriétaires lui ont donné plusieurs noms, le premier fut Arakis et c’est il y a environ dix ans qu’il prit son nom actuel. Sa robe actuelle, noire et blanche, date de 2017.

Raspoutine sous ses anciennes couleurs.

Voilier taillé pour la haute mer, il a la réputation de très bien « passer » les vagues, ce qui se confirme lors de ce début de voyage. Son seul petit, trèèèèès petit, point négatif, c’est qu’il est assez rouleur. En navigation, cela ne me dérange pas car de toute façon, ça bouge, mais parfois, au mouillage, on aimerait être plus stable. Si c’est là le seul reproche que je lui fait, le reste me fait dire qu’il s’agit d’une incroyablement bon voilier.

Raspoutine est doté d’un intérieur fonctionnel. Sa petite taille, notamment en largeur, garantit de bien pouvoir se tenir à quelque chose lorsque le bateau gite. Il n’y a que peu de chance d’avoir le temps de prendre de la vitesse pour s’encastrer violemment d’un côté ou l’autre du bateau. Malgré son âge (mais notamment grâce aux rénovations entreprises par plusieurs des précédents propriétaires), l’intérieur est très lumineux et fort agréable à vivre.

La petite anecdote sympa du jour est que j’écris la première version de ce texte lors d’une escale prolongée à Roscoff et que je remarque, me plongeant dans les archives de Raspoutine, que son premier propriétaire venait d’ici. Donc Raspoutine vous raconte son histoire depuis sa première maison. How cute.