Le dernier schluck

Ça faisait déjà beaucoup d’eau avant ça, salée qui plus est, mais un verre ça se finit ! Alors moi ce n’était pas « cul sec » hein, mais plutôt, siroté et dégusté, le petit verre s’étendant de Saint-Martin à Lisbonne. Après avoir accompli le plus dur, soit rejoindre les Açores, restait le petit dessert jusqu’au Portugal, en l’occurrence Lisbonne.

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Açores, mon petit paradis

Les Açores se décrivent certainement de mille et une façons. Pour les grands enfants sur des voiliers, cet archipel a quelque chose de mythique. Posé presque au milieu de l’Atlantique nord, ces îles sont les premières que l’on rencontre lors de la transat retour et, dans notre cas, nous fûmes très pressé.e.s de nous jeter dans leurs bras.

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Une semaine au paradis

Le départ en ce beau dimanche de mi-mai se fait en flotille non-officielle sous un soleil absolument radieux. C’est le grand saut, une traversée, une vraie où Dame Nature risque de réserver quelques surprises de plus que lors de la transat aller. On ne sera effectivement pas déçu.e.s. Comme je l’ai dit dans le texte sur la traversée entre Saint-Martin et les Bermudes, les deux traversées ont la même physionomie. La première moitié se passe merveilleusement bien, la seconde est un peu plus corsée et pour les mêmes raisons, la météo. J’y reviendrai.

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TERRE EN VUE

C’est par cette phrase que j’ai pu annoncer à nos proches, au matin du dimanche 29 mai, que nous étions en approche de Flores, aux Açores. Après une prise de troisième ris, le dernier de cette transat, nous aperçûmes à l’horizon, en contrejour du lever de soleil doré, enflammant l’horizon, cette belle île.

« Terre en vue » après 14 jours. Sept de bonheur calme et sept d’Atlantique nord. Je me réjouis de vous raconter ces trois semaines de navigation plus en détails mais je voulais simplement laisser savoir aux gens qui ne me suivent que par l’intermédiaire de ce blog que le bateau et son équipage, Raspoutine et la raspou’team sont arrivés à bon port et en bon état, sans bobo ou dégât majeur à déclarer. Donc, comme disent les influenceuses et influenceurs, « stay tuned », je vous raconterai tout ça avec moults détails et anecdotes!

Transat retour

Bon, ça y est, « il a sonné l’heure » comme diraient les guet.te.s de la cathédrale de Lausanne ! Après avoir bien profité des Antilles (françaises surtout), la saison migratoire des voiliers atlantiques reprend, cette fois pour quitter la zone carïbéenne où les forces de la nature ont une certaine manie de se déchaîner d’une façon fort peu recommandable quand on est sur un voilier, a fortiori petit.

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À quoi tout cela rhum-t-il?

Depuis que j’ai quitté les côtes africaines et qu’il s’est avéré que ma transat allait être un succès, une question me hante. Que mon verre (de rhum) soit plein ou vide, que je sois sur terre ou en mer, seul ou accompagné, de bonne humeur ou ronchon, il y a cette petite mélodie indécise dans mon esprit. Rentrer avec Raspou ou non ? Le vendre aux Antilles ou le laisser m’offrir ma première transat retour. Au fil de mes rencontres, que ce soit des personnes ou des bateaux, une envie m’a pris de sortir de mon cocon et d’aller voir ailleurs (pardon mon cher Raspou). Cette curiosité pour l’autre, qu’il soit de fibre de verre ou marin, me titille de plus en plus au fil du chemin. Tester d’autres bateaux, ne plus être capitaine et découvrir différentes façons de naviguer, plus conservatrice (est-ce possible ?) ou plus sportive. Des bateaux ardents et impétueux, des ketchs (deux mâts), des catamarans ou, soyons-fous, des trimarans. Mais faire deux choses en même temps, à ce niveau-là, ne m’est pas possible. Conserver Raspou dans un coin au chaud et traîner mon ciré sur de nouveaux ponts est compliqué, surtout sans avion entre les deux. Et si je teste une autre monture, ce ne serait pas « simplement » à la journée.

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